samedi 27 janvier 2018

La bonne année chinoise

Nous fêtons le Nouvel an chinois avec les éditions Picquier
et leur fameux catalogues de classiques
et de livres contemporains de Chine et d'Extrême Orient.
 
 
A cette occasion, pour l'achat de deux livres de la collection,
une fort belle estampe vous est offerte.
 
 

mercredi 24 janvier 2018

L'art d'être fragile

Alessandro d'Avena, L'Art d'être fragile. Comment
un poète peut sauver ta vie, traduit de l'italien
par Georges Zagara, PUF, 280 pages, 19 €
Alesandro d'Avenia enseigne la littérature dans un lycée en Italie.  Parmi les auteurs classiques qu'il a charge d'accompagner auprès de ses élèves figure Giacomo Leopardi (1798-1837), moraliste et poète. L'affaire peut s'avérer aussi délicate et aventureuse que de faire aimer en France (au hasard) Chateaubriand, Gérard de Nerval ou Germaine de Staël.
Ce qui n'empêche pas Alessandro d'Avenia de rêver et d'imaginer ce qu'il écrirait à Giacomo Leopardi s'il était parmi nous :
 " L'esprit ne se nourrit que de ce qui le rend heureux, écrit-il, et ce qui le rend heureux c'est la découverte des liens qui unissent les choses et les personnes, qui rendent la vie vivante. Saisir ces liens, les accroître et les réparer, c'est le bonheur du cœur et de l'esprit.
Je rêve d'une école, Giacomo, qui s'occuperait du bonheur de l'individu ; et je n'entends pas par là un lieu de récréation et de complicité entre professeurs et élèves, mais un espace où chacun trouverait le don qu'il a à faire au monde et commencerait à lutter pour le réaliser, où chacun trouverait une inspiration qui ait la force d'une passion profonde, qui lui donne de l'énergie pour se nourrir à chaque obstacle. Je rêve d'une école de ravissements, une école qui serait un atelier de vocations à cultiver, à mettre à l'essai et à réparer. "

 " Pour faire plus aisément accéder mes élèves aux auteurs, et rendre les œuvres plus " transparentes " aux adolescents habitués à conserver leurs musiques et leurs souvenirs dans des clouds, je m'amuse parfois à prendre leurs mots et à les introduire dans un logiciel qui en traduit la fréquence sous la forme d'un " nuage ". Je l'ai fait avec ton œuvre, tu me pardonneras , et voilà ce qui est sorti de tes poésies : Vie, terre, temps, jour, cœur (...), nature, mort, lune, monde, yeux, ciel, toujours, toi, destin. Il y a là toutes les paroles de ton  âme et de l'âme des hommes, toutes les paroles que ton époque était en train de perdre. La poésie intercepte d'abord ce que l'homme risque de perdre, parce qu'elle en sent d'emblée la nostalgie. "
Le livre des rêves d'Alessandro d'Avenia s'intitule L'Art d'être fragile. Comment un poète peut sauver ta vie.
Giacomo Leopardi

mardi 23 janvier 2018

Django est là

Jean-Baptiste Tuzet, Django Reinhardt et le jazz manouche ou les
100 ans du " jazz à la française", Didier Carpentier,
139 pages + 1 CD bonus, 30,35 €
Django Reinhardt est mort un 23 janvier -- celui de 1953, après un passage sublunaire de quarante-trois années. La rapide existence de celui qui se fit connaître en jouant de la guitare dans un café, " La Chope des Puces ", est mêlée à de nombreuses anecdotes et racontars. A des rencontres tout aussi innombrables.
Ce qui est certain, c'est qu'il fonda le Hot Club de France pour pratiquer ce qu'on appela le " jazz manouche ", et que sa guitare se fit entendre dans le monde entier et jusqu'aux nuages.
Le libraire a choisi deux livres en ce jour anniversaire. 
Le premier destiné au souvenir d'un grand virtuose, qui apprit seul à jouer de son instrument et rédigé par un fondu. Le second consacré au progrès dans l'art d'obtenir des sons acceptables d'une guitare.
Antoine Polin, Progresser à la guitare pour les nuls,
First, Coffret contenant 3 livres, 24,95 €

lundi 22 janvier 2018

Première rencontre A la Page de l'année 2018

La librairie vous invite
SAMEDI 10 FEVRIER 2018 à 15 h 30
à passer " Une heure en compagnie de "...
 Anne-Marie Beeckman
et des éditions Pierre Mainard.
Cette rencontre sera l'occasion
de lectures et d'une discussion avec un éditeur indépendant
et ses presque vingt d'années d'existence.
 

 
Relevé sur le site des éditions Pierre Mainard
 
Anne-Marie Beeckman est née en 1952 dans les Pyrénées et vit actuellement dans le Lot.
Elle devient, en 1989, la compagne du poète surréaliste Pierre Peuchmaurd.  
Elle a publié de nombreux recueils de poésie
(Atelier de l’Agneau, Pierre Mainard éditeur, Éditions Carré d’Encre…)
 et a participé à l’aventure de la revue Le Cerceau et animé Le Grand I vert
et les éditions La Morale merveilleuse.
 
« Le pouvoir d’Anne-Marie Beeckman est absolu, sans frein ni limitation »,
dit Laurent Albaracin (…) Ce sont les cibles qui tremblent d’avoir été atteintes, transpercées.
Les mots ont fusé, ces mots souvent rares qui assurent une parfaite domination sur les choses,
ces seuls beaux mots qui élisent un monde. »


dimanche 21 janvier 2018

Samedi BD (27)

Samedi 13 janvier était SAMEDI BD à la librairie A la Page.
Extraits des conseils d'Esilda, ces cinq titres.
Pour en savoir davantage, il fallait être là ! Na.
Le prochain SAMEDI BD aura lieu
le 10 février. L'entrée est gratuite.
 
Fred Bernard et Benjamin Flao, Essence,
Futuropolis, 184 pages 27 €

Puchol/Galandon, Interférences,
Dargaud, 116 pages, 17,99 €

Duhamel, Jamais,
Grand Angle, 62 pages, 14,90 €

David B., Journal d'Italie 2. Hong Kong Osaka,
Shampooing, 15,50 €

Matz et May Alen Coust, Vies volées. Buenos Aires,
Place de mai, Rue de Sèvres, 85 pages, 15,00 €
 


samedi 20 janvier 2018

De l'importance des cartes postales

Frédéric Vitoux, L'Express de Bénarès,
A la recherche d'Henry J.-M. Levet,
Fayard, 280 pages, 19 €
Le poète Henry J.-M. Levet (1874-1906) n'a eu le loisir de laisser qu'une œuvre très mince. Un ensemble de dix poèmes intitulé Cartes postales, parues dans les deux premières années du XXe siècle. Il eut pour amis Léon-Paul Fargue, le peintre Francis Jourdain et... Valery Larbaud.
Ce qui ne suffit peut-être pas à expliquer la fascination qu'éprouve Frédéric Vitoux pour ce quasi inconnu, voyageur, diplomate et bohème. Mais qui fait tendre l'oreille au libraire de Vichy.
Frédéric Vitoux a suivi Levet (ou Levey, selon son nom de plume) tout au long de sa brève existence de trente-ans. A Montbrison (Loire), sa ville natale,
à Paris et jusqu'au moment où l'on perd de vue à jamais le poète : dans le port de Marseille où il s'embarque en 1902 pour Manille.
Comment ce météore a-t-il obsédé (c'est son mot) Frédéric Vitoux ? Tel est l'objet de ce livre très chaleureux, plein d'hypothèses autant que de certitudes, ce qui le nimbe d'une atmosphère poétique savoureuse. Un détour (et un retour) par la ville de Vichy s'imposait à l'auteur d'une telle enquête, récipiendaire du prix Valery Larbaud en 1990. Le temps de se conforter dans l'idée que les dix Cartes postales de Levet avait laissé une impression profonde sur Larbaud et que s'y entendait une musique proche de celle des poésies de Barnabooth.

Henry J.-M. Levet

jeudi 18 janvier 2018

L'imagination naturelle

Philippe Annocque, Notes sur les noms
de la nature, illustrations de François
Lelievre, Editions des Grands champs,
40 pages, 12 €
Les couscous sont originaires d'Australie et de Nouvelle Guinée. Ils vivent dans des arbres à feuillage épais et sont nocturnes. Omnivores, les couscous se nourrissent de feuilles, de fruits, ainsi que de petits oiseaux.
Vérifiez cette assertion, gens de peu de foi, si vous ne croyez pas le libraire.
Puis, précipitez-vous sur les Notes sur les mots de la nature qui viennent de paraître aux Editions des Grands champs. Leur auteur se nomme Philippe Annocque. Cet homme a beaucoup à nous apprendre sur la nature. Sur la poésie naturelle. Sur l'imagination de la nature. Rien qu'à écouter ses noms et à les voir :
" Le nom donne à voir/ce qui nous échappait./ Depuis que je sais le nom /de l'accenteur mouchet/il y en a plein mon jardin. " John Burroughs, un naturaliste américain du XIXe siècle, serait d'accord avec cette constatation. " Si vous n'avez pas un oiseau dans le cœur, vous ne pouvez le voir dans le buisson ", disait, en effet, Jean des Oiseaux.
Philippe Annocque ne fréquente pas seulement les couscous. Il en connaît un rayon sur le maki catta, le bulbul, le grolar, les crépidules. Vérifiez, vérifiez, si ne m'en croyez ! Ses notes, de plus, sont ornées de dessins  de Florence Lelievre qui a tout fait pour suivre la nature en ses poèmes et s'en est plus que bien sortie.
" Sans imaginaire, il n'y aura plus de ville ", affirmait Marc Augé.  Vive l'imaginaire de la nature ! Car, sinon, il n'y aura plus de nature.
Le même éditeur publie simultanément Métaux adjacents, de Jean-Pierre Le Goff (1942-2012), " fruits d'une cueillette que je pratique généralement à la périphérie des villes ", dit l'auteur lui-même, grand collectionneur d'objets trouvés.
Le libraire n'a pas assez chiné encore dans son livre pour en parler plus avant. Il fait seulement savoir que son préjugé est largement favorable.

Jean-Pierre Le Goff, Métaux adjacents,
Editions des Grands champs, 126 pages, 18 €