vendredi 1 juillet 2016

Causes de l'absence

Mais, au fait, où était parti le libraire tout ce temps ? Devinez un peu.
 
Pierre Deslais, Le Périgord. Géographie curieuse
et insolite, Ouest France, 117 pages, 15,90 €
Jérôme Hutin, Arbres. Trésors vivants du Périgord,
Les livres de l'îlot, 201 pages, 34 €
 

jeudi 30 juin 2016

D'exil en exil

Beat Generation, New York, San Francisco, Paris
 Centre Pompidou, 304 pages, 44,90 €
 
Tandis que la génération beat s'assied pour un moment au Centre Pompidou après avoir connu l'exil intérieur de New York à San Francisco et Paris, avec ses chambres d'hôtel, ses bars bohémiens, ses poèmes jazzés et ses séjours
sur la tombe d'Apollinaire (" Je me suis rendu au
Père-Lachaise à la recherche de traces d'Apolli-naire ", commence un poème d'Allen Ginsberg),
pendant ce temps donc, le bosnien Velibor Čolić campe le portrait d'un migrant frotté de littérature et exilé en France. Avec sa découverte des gares parisiennes, des taxis, des plateaux télévisés, du métro et des bars :
" Assis tel un pacha derrière le zinc, je me présente au barman comme HB.
-- Vous voyez mon ami, je suis HB, le Hemingway bosniaque. C'est du costaud, moi. Faut pas me chercher. "
Velibor Čolić, réfugié politique, qualifie son roman de " sentimental journey ", ou de " voyage senti-
mental ". Pour accompagner la lecture de son Manuel d'exil, il conseille d'écouter " Monk's Dream, sublime album de l'unique Thelonious Monk ".
D'une certaine façon, exil pour exil, la boucle est bouclée.
Velibor Čolić, Manuel d'exil. Comment
réussir son exil en trente-cinq leçons,
Gallimard, 200 pages, 17 €

 
 

mercredi 29 juin 2016

Hey !

Hey ! la revue d'art bilingue (français-anglais) vient de souffler ses six bougies au mois
de juin. Feuilleter l'un de ses vingt-six numéros est une expérience qui décoiffe.
Incarnant, selon ses propres dires "la défense de territoires affranchis de la norme, une alternative à la vision d'une culture unilatérale ", chaque numéro condense des expressions graphiques très fortes.
Dessin numérique, art populaire, artistes échappés des premières années d'école de dessin, culture de rue, tatouage et pop s'y donnent rendez-vous. Animée par des rédacteurs en chef qui sont eux-mêmes artistes et commissaires d'exposition, la revue est désormais bien installée dans la provocation et le débridé.

Hey ! n° 26, 143 pages, 19,90 €



mercredi 22 juin 2016

Nouvelle pause

Encore une petite pause du blog :
le libraire se repose de ses émotions
jusqu'au 29 juin !
 

Comme d'habitude, la librairie, elle,
reste en pleine activité.


mardi 21 juin 2016

Du nouveau chez Chanel

A la Page accueillera Henri Ponchon
demain, mercredi 22 juin, à 17 h 30,
pour son livre L'Enfance de Chanel. Enquête et découvertes
paru chez Bleu autour.
Au sommaire, les épisodes suivants (notamment) :
L'errance des Chanel entre Cévennes et Auvergne
Chez les Costier à Varennes-sur-Allier
Issoire et les Channel
Les tantes de Thiers
Les mystères de Moulins
Dans le grand monde à Vichy...
 


lundi 20 juin 2016

Samedi BD (16)


Le seizième Samedi BD a eu lieu au sous-sol de la librairie. Normalement, dira-t-on.
Sauf que les travaux de restauration n'ont pas encore commencé
et que bacs, tables et étagères sont absents.
Mais dans la bonne humeur.
Pour cette édition, Géraldine avait fait les choix suivants :

Jodorowsky, Ladronn, Les Fils d'El Topo,
Glénat, 64 pages, 14,95 €


Denis Robert, Franck Biancarelli,
Grand Est, Dargaud, 152 pages, 22 €

Miroslav Sekulic, Pelote dans la fumée II,
Actes Sud, 128 pages, 24 €

Fabien Velhman, Chloé Cruchaudet,
Herbier Sauvage, Soleil, 17,95 €

Régis Hautière, Frédérik Salsedo,
Les Trois grognards, Casterman,
56 pages, 14,95 €
  

dimanche 19 juin 2016

Le pouvoir des mots

Bernard Charbonneau, Lexique du verbe quotidien,
Héros-Limite, 110 pages, 10 €
Il paraît quantité de livres traitant des mots et des expressions, de leur origine, de leur mise en grammaire, de leur perte, de leur nécessaire sauvetage.
Mais le Lexique du verbe quotidien de Bernard Charbonneau se propose de révéler le sens des mots d'une autre façon que magistrale : en se livrant à une méditation serrée pour réveiller le vocabulaire et le sortir de l'emploi mécanique que nous en faisons ; pour retrouver le "pouvoir de la parole ", comme disait René Daumal.
Bernard Charbonneau (1910-1996), qui fut l'ami de Jacques Ellul, un temps proche d'Emmanuel Mounier, égrena ses articles dans l'hebdomadaire Réforme entre 1954 et 1968. Il s'y proposait rien moins que de saisir la société contemporaine à sa racine, dans la vie de tous les jours telle que les mots façonnent et recouvrent la réalité, ensevelie sous les lieux communs. Le mot vacances ; le mot paix ; le mot culture ; le mot justice ; le mot argent ; l'expression " notre faim d'espace ".  Et le mot actualité, fort bien saisi dès 1954 :
" L'actualité est un mot - et un fait - relativement récent. Elle est l'expression d'un monde où la rapidité des moyens de communication nous donne l'illusion d'une participation directe à l'événement. Nous sommes dans l'événement, dans cette actualité qui s'accomplit à l'instant même où la nouvelle nous en parvient ; des hommes tombent, tandis que leur ombre s'abat sur l'écran. Nous participons à l'actualité mais en spectateurs. "
Voici un lexique qui n'a pas pris une ride.

Bernard Charbonneau en 1994