lundi 22 juin 2015

Le lauréat du Prix Goupil 2015 s'appelle...

... Jean-Christophe Tixier !

Le Prix Goupil 2015
Eh oui, l'auteur de Dix minutes à perdre a finalement été élu par les seize membres du jury.
Après une discussion aussi animée que spontanée et ponctuée d'éclats de rires, l'accord s'est (assez facilement) fait autour de ce roman policier de la collection " Souris noire ".
Le jury a tenu à souligner la très grande efficacité d'un récit dans lequel on entrait immédiatement de plain pied. (Harold : " J'ai été pris de frissons de peur  !" ; Zoé confirme : " J'avais peur de rester seule dans ma chambre ! ").
L'ensemble de jury a ainsi intensément revécu l'histoire de Tim, qui se trouve à passer deux jours tout seul dans la
vieille maison que ses parents viennent juste d'investir. Histoire de plaisanter, son père lui lance : " Eh bien,
si tu as dix minutes à perdre, commence à détapisser les murs de ta chambre. " Tim, ne sachant quoi faire de mieux,  se met
à la tâche. Et tout à coup, sous les fragments de papier, une mystérieuse inscription étale ses lettres...
" Imaginez-vous, s'écrie Lauriane, que mon papa enlevait le papier peint d'une pièce pendant que je lisais ce roman pour le Prix Goupil ! Brrrr ! ". 


Chacun commente les romans en lice...


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

On écoute, on pèse les arguments...
On reprend des forces

Cette fois, Inès, l'heure est grave. On dépouille les votes.
 
Les membres du jury qui pouvaient être présents aujourd'hui ont le plaisir de vous présenter le choix de tous 

Au fait, qui est Jean-Christophe Tixier ?

Après avoir travaillé vingt ans dans le domaine de la formation, Jean-Christophe Tixier
partage désormais son temps entre l’écriture de romans, de pièces radiophoniques pour
France Inter, et l’organisation d’un salon dédié aux littératures noire et policière intitulé
« Un Aller-Retour dans le Noir » qui se déroule chaque année à Pau.
 
Il sera invité, dès ce lundi matin, par la librairie A la Page à venir rencontrer
à la rentrée prochaine ses lecteurs de Vichy.
 Son roman, muni du prestigieux bandeau " Prix Goupil 2015 ",
 sera mis en avant au rayon jeunesse pendant toute l'année.
A bientôt, donc, de ses nouvelles (et des autres romans qui avaient été sélectionnés).
 

dimanche 21 juin 2015

Des poches plein vos valises

L'été est bon pour le poche. Le librairie vous en propose une première petite sélection, mêlant des œuvres récentes à d'autres plus anciennes, car l'été peut aussi être le moment de rattraper les lectures perdues.
Aujourd'hui, la littérature " blanche ", comme on dit parfois.
Bientôt, une sélection de romans noirs.

Carlo Cassola, La Ragazza,
traduit de l'italien par Philippe Jaccottet
(une assurance de qualité),
Cambourakis, 331 pages, 12 €

Jaume Cabré, Les Voix du Pamano,
traduit du catalan par Bernard
Lesfargues (deuxième assurance
de qualité), 10/18, 763 pages, 10,20 €
 


Irvin Yalom, Le Jardin d'Epicure,
traduit de l'anglais par Anne Damour,
Livre de poche, 306 pages, 7,10 €


Anne Delaflotte Mehdevi,
La Religieuse du gué, Babel,
280 pages, 8,70 €

Qiu Xiaolong, La Bonne fortune
de Monsieur Ba, traduit de l'anglais
par Franchita Gonzales Batlle,
Liana Levi, 60 pages, 4 €

Nikos Kokàntzis, Gioconda,
traduit du grec par Michel Volkovitch,
L'Aube, 124 pages, 6,80 €

Thomas B. Reverdy, Les Evaporés,
Livre de poche, 317 pages, 7,20 €
 
*

Le libraire vous informe, par ailleurs, que le lauréat du Prix Goupil des jeunes lecteurs 2015 est désormais connu : nous révélerons son nom demain...
Mardi prochain, nous connaîtrons aussi le nom du Prix des Lecteurs A la Page 2015. 
Semaine d'enfer !

samedi 20 juin 2015

A la recherche du train perdu

Benoît Duteurtre,
La nostalgie des buffets de gare,
Payot, 111 pages, 14 €
La nostalgie n'est pas un sentiment décent dans la société ultra-moderne. Le romancier Benoît Duteurtre (Prix Médicis 2001 pour Le Voyage en France) en assume les conséquences dans La Nostalgie des buffets de gare. Rendez-nous nos chemins de fer ! tel pourrait être le cri résumant l'affaire.
Les décideurs de la SNCF doivent entendre leurs oreilles siffler : ils ont livré les gares " à ces poisons omniprésents que sont le démantèlement des services publics, l'obsession hygiéniste et sécuritaire, l'obscénité des marques, l'automatisation, la quête frénétique de la rentabilité, l'inflation immobilière (ou dans un autre ordre si l'on préfère). "
C'est pourquoi Benoît Duteurtre s'est lancé à fond de train dans la quête de ses souvenirs, où le libraire le rejoint sans peine : " Les grandes gares, édifiées pour la plupart au XIXe siècle, s'ouvrent d'un côté sur le grouillement de la ville, de l'autre sur l'horizon mystérieux des voies ferrées. (...) La spontanéité, l'instinct, le hasard ont leur place en ces carrefours où l'on peut aussi bien, au dernier instant prendre un billet pour n'importe où, gravir en hâte le marchepied du train qui s'ébranle, puis disparaître. " "Quelque chose a changé depuis ces autorails dont on baissait le carreau en tournant une manivelle, pour dire au revoir à ceux qu'on aimait... "
Mais allez, roulez jeunesse ! aujourd'hui même ce réunit à la librairie A la Page, au 5 de la rue Sornin à Vichy, le jury du Prix Goupil des jeunes lecteurs 2015.


Séquence nostalgie, au prix Goupil dans les années...

vendredi 19 juin 2015

Max Jacob

Max Jacob, La Vérité du poète,
La Table Ronde, 240 pages, 30 €
Les éditions de la Table Ronde présentent un magnifique volume d'écrits et de poèmes de Max Jacob (1876-1944), établis et présentés par Antonio Rodriguez.
" Max Jacob est une figure centrale de l’univers intellectuel et culturel du XXe siècle : à la fois poète, peintre, essayiste, romancier, il fréquente Montmartre et Montparnasse, Man Ray, Picasso, Apollinaire, Braque, et participe pleinement à la vie mondaine et artistique d’un Paris mythique.
Il meurt à Drancy en 1944, laissant derrière lui
de la poésie, des dessins, peintures, lettres, méditations... ", écrit l'éditeur.
 L'Homme de cristal (poèmes), Méditations religieuses (proses) et La vérité du poète (conférence) forment un ensemble rare, retrouvé après la mort du poète.
Il est accompagné de dessins de la main de Max Jacob et de photographies à différentes périodes de sa vie.
On retrouve dans ce recueil aussi bien le fantaisiste que le mystique, celui qui déclarait : " La poésie est un état d'âme à la fois terrestre et supraterrestre, accompagné d'un besoin d'extériorisation. "

Ce n'est pas moi qui parle
c'est un grand cheval blanc
aveugle comme perle
il parle en murmurant


Max Jacob à Montparnasse, en 1916. Il est le troisième
à partir de la gauche. A sa droite sur la photo (avec la casquette), Picasso.


jeudi 18 juin 2015

Samedi BD (6)

Pour la sixième  dition de SAMEDI BD,
Géraldine a présenté à la noble assistance
venue nombreuse les albums suivants :
 
Dionnet et Pirus, Rose profond,
Casterman, 96 pages, 25 €

Sylvain Escallon, 220 volts,
Sarbacane, 144 pages, 22 € 


Perna, Bedouel, Fantini Kersten, médecin d'Himmler,
Glénat, 48 pages, 13,90 €

Fabcaro, Zaï, Zaï, Zaï, Zaï,
Six pieds sous terre, 13 €



Frantz Duchazeau, La Main heureuse,
Casterman, 104 pages, 17 €
 

Kirjman/Azaceta, Outcast,
Delcourt, 168 pages, 16,95 €
 

Aurélien Rosset, Emprise,
Akileos, 156 pages, 19 €

Et enfin, ayant gardé une poire pour la soif,
Géraldine présenta, autour d'un impeccable verre de rosé, ceci :
 
Guillaume Long, A boire et à manger 3,
Gallimard, 158 pages, 22,50 €

*

 Notez dès maintenant sur vos agendas
 que le prochain SAMEDI BD
aura lieu le 11 JUILLET, à 11 h 30.

mercredi 17 juin 2015

Frédérique Deghelt en poche

Frédérique Deghelt,
Les Brumes de l'apparence,
Actes Sud Babel, 370 pages,  8,80 €
Nous avions passé une belle heure en compagnie
de Frédérique Deghelt, l'an dernier, au moment
de la publication des Brumes de l'apparence.
Le roman vient de paraître dans le format de poche.
Gabrielle, une Parisienne à qui tout semble réussir, revient ainsi vers nous. Avec les certitudes qui sont d'abord les siennes
et qui vont  peu à peu se fissurer. Le récit basculera d'un coup dans une autre dimension et la vie de Gabrielle,
hantée par de nouveaux désirs, connaîtra un complet renversement de sens.
" Plus on prête attention aux coïncidences, plus elles se produisent ". C'est une citation de Nabokov
que Frédérique Deghelt soumet à notre réflexion.
Avant de terminer sur cette Note de l'auteur :
Toute apparence, similitude, coïncidence de ce livre avec des faits réels ne peuvent être considérées comme des hasards.
A vous de lire.

Frédérique Deghelt. Librairie A la Page, 2014. 



mardi 16 juin 2015

Dans quel pays ?

Mais dans quel pays a passé ses vacances le libraire
qui suggère en rentrant de lire les romans suivants :
 
Madeleine Miller, Le Chant d'Achille,
traduit de l'anglais par Christine Auché,
Pocket, 480 pages, 7,90 €

Nikos Kazantzaki, Alexis Zorba,
traduit du grec et préfacé par René Bouchet
(nouvelle traduction)
Cambourakis, 381 pages, 24 €

Yannis Makridakis, La Chute de Constantia,
traduit du grec par Monique Lyrhans,
Sabine Wespieser, 179 pages, 20 €