dimanche 6 août 2017

Jean-Henri Fabre et les moustiques mondialisés

Jean-Henri Fabre, Portraits d'insectes,
présenté par Philippe Galapoulinos,
dessins de Pierre Zanzucchi,
Le Castor Astral, 166 pages, 14 €
Vos valises sont bouclées ? Comme c'est dommage, vous auriez pu emporter sur les chemins pleins d'ombre, de noisettes et ... d'insectes quelques bonnes pages de Jean-Henri Fabre (1823-1915), l'entomologiste français par excellence. Non que mantes, fourmis noires et autres cigales soient spécifiques du sol gaulois. Mais parce que Fabre est un classique de la langue française, ce que, peut-être, on ne souligne pas assez. Sans doute, scientifiquement parlant, manque-t-il désormais quelques plumes (ou élytres) à son chapeau (encore que : son insistance à enquêter sur le terrain plutôt qu'en laboratoire plaiderait plutôt en sa faveur). Mais quelle verve, quel œil, quelle langue ! A faire vieillir le galimatias de maintes communications savantes !
Pour s'en convaincre, rendez-vous auprès du petit volume (petit par la taille) composé sous le titre de Portraits d'insectes et présenté par Philippe Galanopoulos.
Peut-être trouverez-vous dans votre besace une place pour les insectes de Fabre ? Organisez-vous un peu !
Eric Orsenna, lui, conforté par Isabelle de Saint Aubin, s'est penché sur le cas d'un insecte d'hier (le bougre est âgé de 250 millions d'années) et d'aujourd'hui, hélas : le moustique. Dans tous ses états et tous ses espaces. La bête, dont le poids est inversement proportionnel à sa capacité de nuisance, fait 750 000 morts par an. De quoi attraper des fièvres, comme le dit Orsenna. De quoi aussi chercher les bons remèdes, qui ne ressemblent pas forcément aux manipulations génétiques. Outre ces livres, n'oubliez pas de lester votre musette des pommades indispensables en cette saison ; accompagnez-les d'une moustiquaire en état de marche.
Erik Orsenna, Isabelle de Saint Aubin,
Géopolitique du moustique, Fayard,
280 pages, 19 €




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