dimanche 22 mai 2016

Patti revient

Patti Smith, M Train, traduit de l'anglais
(Etats-Unis) par Nicolas Richard,
Gallimard, 272 pages, 19,50 €
" Il existe deux sortes de chefs-d'œuvre. Il y a les classiques, monstrueuses et divines telles que Moby Dick, Les Hauts de Hurlevent ou Frankenstein ou le Prométhée moderne. Puis il y a ces textes où l'auteur semble infuser une énergie vitale dans les mots tandis que le lecteur est secoué comme dans une machine à laver, essoré et suspendu pour le séchage. Des livres dévastateurs. Comme 2666 et Le Maître
et Marguerite. Chronique de l'oiseau à ressort
est de ceux-là. A peine terminé, immédiatement
j'ai été obligée de le relire. Tout d'abord, je n'avais pas envie de quitter son atmosphère. Mais aussi,
le fantôme d'une phrase me hantait. Quelque chose
qui dénouait un nœud bien net et laissait les bords effilochés effleurer mes joues quand je dormais.
Cela avait à voir avec le destin d'une certaine propriété décrite par Murakami dans le chapitre d'ouverture. "

-- Patti Smith, M Train

Faut-il oublier pour autant Glaneurs de rêves, plus bref, plus serré, plus allusif qui vient tout juste d'arriver dans le rayon poche ? Poser la question, c'est déjà y répondre.

Patti Smith, Glaneurs de rêves,
traduit de l'américain par
Héloïse Esquié, Folio,
112 pages, 4,80 €

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