mardi 8 novembre 2016

Femmes poètes et culottées

Françoise Chandernagor, Quand les femmes
parlent d'amour, une anthologie de la
poésie féminine, Cherche Midi, 252 pages
19 €
Laissant derrière nous les femmes soi-disant sorcières d'un tout récent billet (c'était le 6 novembre), le libraire s'est penché sur les femmes poètes à travers l'anthologie de Françoise Chandernagor.
Bonne idée s'il en est.  Un peu prudente quand même ou imprudente, cela dépend : " on regrette cependant, écrit Françoise Chandernagor dans sa préface, que le corps de l'amant soit si rarement décrit (...) aucune femme n'a jamais écrit le ' blason ' du corps masculin. "
Et le libraire de penser derechef (voir son billet du 15 octobre) à Mireille Sorgue, si ce n'est aux poèmes 
" nocifs " de Joyce Mansour ou, plus secrète encore, à Anne-Marie Beeckman. Ou à Valérie Rouzeau :

A quatre heures du matin sous la lune il sort
En costume d'Adam mon amant va respirer la rose
La rose éclose dans la cour grise
A quatre heures nu sous la lune la ville aurait pu le voir
avec la rose
Alors j'ai grimpé à son cou
Comme un lierre comme trémière
La rose.

                     
 (Quand je me deux, Le Temps qu'il fait)

Enfin, ça lui est une joie, au libraire, de retrouver SaphoMarguerite de Navarre, Catherine Pozzi ou Anne-Perrier (francophone, mais pas française) et bien d'autres.
C'est une autre forme d'anthologie  qu'a concocté Pénélope Bagieu. Un hommage en dessinées à quinze femmes d'exception. Son titre : Culottées. Pour souligner leur audace, qu'elles soient nageuses ou impératrices, gardiennes de phare ou travailleuses sociales ; qu'elles aient vécu dans l'Antiquité, il y a deux siècles ou de nos jours.
Pénélope Bagieu, Culottées 1, Gallimard,
142 pages, 19,50 €

 

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