vendredi 22 janvier 2016

Effroi quotidien

Visages de l'effroi. Violence et fantastique
de David à Delacroix.
Paris Musées, 288 pages, 27 €
Les peintres romantiques ont, les premiers, donné un visage à l'effroi ressenti par l'être humain, ou par des populations entières, jetées dans les tragédies de l'histoire. C'est le thème de l'exposition qui se tient à Paris jusqu'au mois de février au musée de la Vie romantique.  
Puis, la photographie est venue et les photographes ont abondamment représenté l'horreur et la terreur au moyen de leurs appareils.
Mais les mots de Bernard Wallet  dans Paysages avec palmiers, que viennent de rééditer les éditions Tristram au format de poche, donnent à l'effroi une autre forme encore.
Le futur créateur des éditions Verticales vivait à Beyrouth dans les années 1970.
Ce livre, initialement paru en 1992, est un recueil de choses vues dans la guerre. Glaçantes, elles  témoignent de la bestialité grandiloquente et définitive de l'homme.
Extrait, choisi très doux : " Entendu le très jeune fils d'Antranik dire : Aujourd'hui y'a pas école, y'a bombardements. "

Bernard Wallet, Paysage avec palmiers,
Tristram, 114 pages, 7,95 €

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