dimanche 20 août 2017

Orwell-Atwood

Margaret Atwood, C'est le cœur qui lâche en
dernier, traduit de l'anglais (Canada) par
Michèle Albaret-Maatsch, Robert Laffont,
447 pages, 22 €
  
Après le succès en librairie de La Servante écarlate, Robert Laffont publie le dernier roman de Margaret Atwood, C'est le cœur qui lâche en dernier
George Orwell est, une fois encore, passé par là. Dans cette dystopie (mot qui fait fureur), se bousculent les expériences numériques, les cellules bourrées de mouchards automatiques, les puces sous-cutanées sur les poulets en attendant mieux, les opérations esthétiques mal nommées, les phéromones artificiels, les " impressions 3 D de connexions neuronales ".
Ce bel attirail est expérimenté par la société Positron, au sein d'un projet de prison post-moderne que des sujets consentants acceptent de rejoindre de leur plein gré. Il est vrai que leur précarité économique et sociale ne laissait guère le choix...
Consilience est le nom de la ville dans laquelle Stan et Charmaine évoluent la moitié du temps, pendant qu'un autre couple occupe leur propre habitation. Le désir et la domination, l'amour et la libre disposition de soi obsèdent les personnages et déchirent leurs relations ou ce qu'il en reste.
Le ton de ce roman est d'une causticité assurée ; la narration d'une grande cruauté. La fable, moins clairement politique que chez Orwell, se développe sur un fond de pessimisme bien contemporain que l'humour rageur de Margaret Atwood ne suffit à tempérer.


Margaret Atwood, La Servante écarkate,
traduit de l'anglais (Canada) par Sylviane Rué,
Robert Laffont, 524 pages, 11,50 €

 

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