lundi 14 mai 2018

Soleil levant

Erin Niimi Longhurst, L'Art de vivre à la japonaise,
traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Sylvie Lecoq,
HarperCollins, 288 pages, 15,90 €
" Trouvez le chemin d'une vie épanouie grâce à la culture et à la philosophie japonaises ", intime la quatrième de couverture de L'Art de vivre à la japonaise. L'ouvrage est diversement illustré et parsemé de sentences proverbiales (vous n'échapperez pas à la citation du citoyen japonais le plus à la mode en France, à savoir Henry David Thoreau). Il y est question de sagesse, de cuisine, de calligraphie, d'architecture en bois et papier, de composition florale et de cérémonie du thé. On y trouve des renseignements.  Pourtant, traduite de l'anglais, cette somme paraît un peu trop composée à l'usage des Occidentaux.
Le libraire conserve en permanence sur son étal un petit trésor d'une quarantaine de pages, traduit du japonais, qui lui semble propre à renseigner fidèlement sur la qualité d'une vie à la japonaise. Notes de ma cabane de moine fut rédigé au XIIe siècle. Hier, pour ainsi dire. Comment et où vivre est le thème central de ce grand classique en peu de feuillets.
" Tantôt je cueille des pousses de roseaux, ou des fruits de laurier sauvage, je ramasse des ignames, ou du cresson. Tantôt je vais dans les rizières au pied de la montagne, je glane des épis abandonnés pour en tresser des offrandes sacrées aux dieux. Quand il fait très beau, je grimpe au sommet de la montagne, et contemple de loin le ciel de ma patrie, la montagne de Kohata, le village de Fushimi, Topba, Hatsukashi. Les beaux paysages n'ayant pas de propriétaires, chacun peut sans contrainte se consoler en les contemplant. "
Le libraire retire son ironie : Thoreau a dû fréquenter Kamo No Chômei, l'auteur de ces Notes de ma cabane de moine. D'une façon ou d'une autre.
Kamo No Chômei, Notes de ma cabane
de moine, traduit du japonais par le Révérend
Père Sauveur Candau, Le Bruit du Temps,
80 pages, 11 €
 



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