mardi 4 juillet 2017

Théorie et pratique du baiser

Erwan Gabory, L'envol des baisers,
Christophe Lucquin, 212 pages, 10 €
Erwan Gabory s'est placé, lui, sous un signe ascendant. Le signe des baisers, les quatre saisons des baisers : baisers du printemps jusqu'aux baisers de l'hiver. Baiser qui démange et baiser sous le parapluie ; baiser fantôme et baiser éperdu. Le tout malicieux (comme le " baiser à lunettes "), enlevé  et parfaitement rythmé, comme " le baiser ", tout court, que voici :

Le baiser
Qui conjugue tous les sens à tous les temps. Aussi vrai qu'il faut deux baiseurs et deux baisers pour faire un baiser, dans la valse des cœurs, c'est le témoin à faire passer.

Ou le
Baiser perdu dans l'amour
Qui se parachute dans la valse des vagues. Il n'a aucun sens en lui-même, aucune signification.
Mais il donne un sens à l'ensemble. C'est une ponctuation.

Ou le
Baiser choc
Qui se tape les dents, le nez ou le front
Aïe ! Suivi d'un éclat de rire. Nouvel essai, plus prudent.
Succès. Sourires.

Le baiser savoureux
C'est un mets de délicatesses où chacun fait fondre son cristal de sel. Entre ses lèvres gourmandes, en papillotes ou écrasé sous la langue, il est inventif et se prépare sans recette (...)

Sans compter le baiser du cygne, celui du canard, le langoureux ni le baiser du réveillon. Enfin, mille variations et un dernier, pour la route, celui que le libraire a surnommé le baiser Amazone, vous comprendrez tout de suite pourquoi :

Le baiser vite expédié
Je ne l'ai pas reçu ! L'as-tu livré ?

Hélas, mille fois hélas ! Ce petit bijou est d'ailleurs...  épuisé chez son éditeur.
Il n'y a pas de justice.
L'auteur



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