mercredi 19 octobre 2016

Jusqu'où peut aller Francis Hallé ?

Francis Hallé, en collaboration avec
Eliane Patriarca, Atlas de botanique poétique,
Arthaud,  124 pages, 25 €
A chaque parution, ou presque, le libraire le chronique. Pourquoi faillirait-il à la règle avec cet Atlas de botanique poétique tout frais ?
" La but de cet ouvrage est de montrer que la forêt équatoriale n'est pas " l'enfer vert " qu'y ont vu trop souvent les colonisateurs et les aventuriers ; c'est, bien au contraire, un univers quelque peu magique où l'on vit fort agréablement pour peu que l'on observe avec sympathie les petites merveilles qui s'offrent au visiteur occasionnel presque à chaque pas ; il y trouvera amplement de quoi satisfaire ses exigences en matière d'esthétique, de dépaysement et de poésie.
Pour celles et ceux que la biologie passionne, la vie ne sera plus seulement agréable, elle se changera en vrai feu d'artifice d'excitants questionnements. "
" Un univers magique " ; de " petites merveilles à chaque pas " ; l'esthétique, le dépaysement, la poésie et les feux d'artifice : le libraire kiffe !
Francis Hallé vient aussi de préfacer (avec Thierry Thévenin) un joli livre de portraits d'arbres et d'animaux : Les Arbres dont je suis fait et autres retours sauvages. L'arbousier, le cyprès, l'aubépine ou le grenadier y voisinent avec la tourterelle des bois, le mouflon corse, le chat sylvestre ou le congre. Belle arche de Noé sauvée des eaux par un homme qui a été apiculteur, sculpteur, céramiste, éleveur et jardinier nommé Maurice Chaudière. Un homme qui n'a pas sa langue dans sa poche et à tout du conteur.


Maurice Chaudière, Les Arbres
dont je suis fait et autres retours
sauvages, Actes Sud, 264 pages;
20 €

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