mercredi 2 août 2017

Connaissez-vous le facteur Valette ?

Philippe Valette, Mon village, préface de
Pascal Pinel, Plein Chant, 206 pages, 14 €
Même en Bourbonnais, son pays d'adoption, il n'est pas sûr que Philippe Valette (1887-1962) soit connu comme il le mériterait. Elevé par ses grands-parents non loin de Saint-Pourçain-sur-Sioule, il mena une enfance de petit paysan, se maria à l'âge de 24 ans, et fut mobilisé dès le début de la Grande Guerre. Rendu à la vie civile, il deviendra facteur-receveur des Postes, nous dit encore Pascal Pinel, son préfacier. Ami de Jean-Emile Guillaumin, le fils d'Emile Guillaumin (un peu mieux connu en Bourbonnais) qui l'encouragea dans sa vocation d'écrivain, il publia Mon village chez Grasset, en 1947. Suivra, en 1952, un livre de nature philosophique qu'il auto-éditera, et auquel Valette tenait beaucoup, Valeurs et synthèses.
Depuis une dizaine d'années, écrit Pascal Pinel, la commune de Contigny où il vécut s'efforce de tirer Philippe Valette de l'oubli. " Une randonnée permanente intitulée judicieusement " Le village de Philippe Valette ", une plaque sur la maison de son enfance, un petit espace vert non loin, " le Jardin de Philippe Valette " ; enfin, une balade théâtralisée " sont là pour faire découvrir l'univers de l'auteur de Mon village.
" A Moulins tant de choses m'avaient ébloui qu'il ne me reste plus guère, dans la confusion des souvenirs, que ceux de deux flèches d'une grande église aperçue depuis Chemilly, de notre passage sur un pont impressionnant à la sortie duquel deux employés en uniforme avaient fouillé le coffre qui était sous le siège de la voiture, et puis cette foule qui , curieusement indifférente et pressée, en des rues étroites au pavé bruyant. (...) Je revois la place où jouaient des enfants, entre une drôle de fontaine et des hommes de pierre perchés haut sur un monument.  Je me souviens du Jacquemart dont le Félicien m'avait parlé en route et qui n'était qu'une tout d'horloge morte, puisque le mécanisme de ses personnages ne marchait pas. Dès l'arrivée, j'ai pensé qu'il n'y avait qu'une ville qui comptait dans mon cœur : c'est Saint-Pourçain-sur-Sioule, notre ville, " la ville", comme on dit toujours à Boulaize."


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