lundi 2 mai 2016

Les blagues sous l'Empire romain

Alberto Angela, Empire. Un fabuleux
voyage chez les Romains avec un sesterce
en poche, traduit de l'italien par
natjalie Bouyssès avec la collaboration
de Mario Pasa, Payot, 462 pages, 24 €
" Un barbier à son client : Comment dois-je te couper les cheveux ?
Le client : En silence.

Un homme à son médecin : Docteur, quand je me réveille, j'ai la tête qui tourne pendant une demi-heure, puis tout rentre dans l'ordre. Que me conseillez-vous ?
Le médecin : Dormez une demi-heure de plus !

Un avare rédige son testament et nomme comme seul héritier... lui-même !

On demande à un trouillard lesquels, des bateaux de guerre ou de commerce, sont les plus sûrs pour voyager. Ceux qui sont en cale sèche ! rétorque-t-il. "

D'où croyez-vous que proviennent ces quelques blagues ? Des humoristes contemporains, des vedettes du rire derniers nés, des plateaux télé ?
Non point, non point. Elles sont tirées du Philogelos, L'Ami du rire, qui ressemblait 265 histoires drôles, ou réputées telles, rédigées en grec à Rome au Ve siècle.
C'est ce que l'on peut apprendre dans Empire, la fresque historique d'Alberto Angela qui vient d'être traduit aux éditions Payot.
" Classées par catégories comme dans les recueils actuels, elles visent les habitants soi-disant pas très futés de certaines cités (...) ou des personnages affublés de gros défauts et dépeints dans leurs quotidien -- le bougon, l'avare, le lâche, le pince-sans-rire, l'envieux, celui qui a mauvaise haleine, etc. Surtout, près de la moitié des plaisanteries tournent autour de l'intellectuel pédant complètement déconnecté de la réalité, une sorte de Monsieur-je-sais-tout dans les nuages ", a soin de préciser Alberto Angela. Ouf ! le libraire n'est jamais visé.

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