samedi 9 décembre 2017

L'oxygène de janvier

Joël Gayraud, La Paupière auriculaire,
Corti, 260 pages, 19,50 €
" Je pourrais dire de ma bibliothèque qu'elle constitue mon exsoquelette spirituel, qui grandit avec moi, s'accroit autour de moi, comme la carapace du homard ou de la tortue, et que le nombre de rayonnages peut rendre compte de mon âge aussi bien que les cernes de l'aubier trahissent l'âge d'un arbre. Cet exsoquelette n'est pas une simple carapace, mais un organe sensible, et s'apparente par là à la fonction  respiratoire de notre peau ; ma bibliothèque me protège des agressions de plus en plus intolérables du monde extérieur, mais aussi régule les échanges entre lui et moi. Ces milliers d'ouvrages, lus, relus, soulignés et annotés, jouent le rôle d'une membrane qui me permet de filtrer et d'amener jusqu'à moi la meilleure partie de ce qui s'est pensé au dehors. "
Voilà ce que l'on pourra lire, dès le 4 janvier, dans La Paupière auriculaire, de Joël Gayraud, qui paraîtra aux éditions José Corti.
Impatiemment attendu, chez le même éditeur, Parce que l'oiseau de Fabienne Raphoz.


Fabienne Raphoz, Parce que l'oiseau,
Corti, 192 pages, 15 €

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