lundi 19 février 2018

Kupka au sommet

La dernière exposition consacrée à František Kupka en France eut lieu en 2002, au musée d'Orsay. Elle fut alors présentée par les organisateurs dans les termes suivants :
" Vers des temps nouveaux : Kupka, oeuvres graphiques, 1894-1912, est la première exposition en France consacrée à l'œuvre graphique figuratif de l'artiste tchèque František Kupka (1871-1957), dont elle propose une réévaluation.
La période très féconde qui suit l'installation de Kupka à Paris demeure sous-estimée, éclipsée par l'importance historique et esthétique de sa contribution à l'art abstrait, dont il fut l'un des grands pionniers à l'aube des années 1910, aux côtés de Kandinsky, Delaunay, Picabia, Léger et Mondrian. "

C'est en tant que " pionnier de l'abstraction " que Kupka sera fêté au Grand Palais, du 21 mars au 30 juillet 2018. Gageons que l'abstraction d'aujourd'hui ne gommera pas les temps nouveaux d'hier et que l'on retrouvera, notamment, les dessins (deux cents exactement) que l'artiste réalisa pour le dernier ouvrage d'Elisée Reclus, L'Homme et la Terre.
Le catalogue de la prochaine exposition, ainsi que plusieurs monographies, de Kupka vont bientôt paraître : le libraire ronge son frein.

dimanche 18 février 2018

Et nous lierons nos pages !

Oui, lions nos pages : le groupe de lecteurs ainsi nommé va de nouveau se réunir à la librairie tous les derniers samedis de chaque mois. Voici un message qui donne les renseignements indispensables :
" Chers amis (e),
C'était bien agréable de nous retrouver une fois par mois pour échanger sur les livres que nous venions de lire ou ceux qui, au cours des années, nous avaient enthousiasmés.
Nous reprendrons donc les réunions de " LIONS NOS PAGES " à la Librairie A la Page de Vichy samedi 24 février de 14 Heures à 16 Heures. L'idée est de présenter, chacun à notre tour, un ou plusieurs livres avec lecture d'un ou deux extraits, le temps de parole étant réparti entre toutes et tous...
Les réunions auront lieu tous les derniers samedis du mois.
Un courriel vous sera adressé chaque mois pour rappel.
Vous êtes cordialement invités, venez nombreux !
Bien cordialement,
Marie Dubos et Milie Moratille "

samedi 17 février 2018

Cinq romans pour les ados

Esilda a sorti de ses rayons les cinq romans suivants
(pour adolescents à partir de 10 ans) :
 
Roland Fuentes, Vivant,
Syros, 188 pages, 14,95 €


Kari Smeland, La Famille Charivari et la maison
qui éternuait, Bayard jeunesse, traduit du néo-
norvégien par Aude Pasquier, 206 pages, 12,90 €

Martín Blasco, La Noirceur des couleurs, traduit
de l'espagnol (Argentine) par Sophie Hofnung,
Ecole des loisirs, 246 pages, 15,50 €


Sara Pennypacker, Pax et le petit soldat, traduit de
l'anglais (Etats-Unis) par Faustina Fiore,
Gallimard jeunesse, 320 pages, 13,90 €

Clara Richter, Ma bonne étoile,
Dreamland, 320 pages,14,90 €
 

mardi 13 février 2018

Le matricule d'Anne-Marie Beeckman

Le Matricule des anges N° 190, février 2018,
52 pages, 6,50 €
Dans le dernier numéro du Matricule des anges (mensuel de la littérature contemporaine, numéro 190, février 2018), Richard Blin a parfaitement senti et exprimé ce qui était en jeu dans L'Amante érectile, d'Anne-Marie Beeckman, qui était l'invitée d'A la Page, samedi dernier, avec son éditeur Stéphane Mirambeau, des éditions Pierre Mainard.
Inspirés par six dessins de Diane de Bournazel, les poèmes d'Anne-Marie Beeckman " retrouvent l'animalité et les racines charnelles de la poésie primitive ", souligne Richard Blin, qui remarque encore, à juste titre, qu'ici " n'existe aucune séparation entre le naturel et le surnaturel. "
Le libraire ne saurait mieux dire pour qualifier une œuvre qui est l'une des plus fortes et des plus discrètes portées par les poètes (femmes et hommes réunis) de notre temps.
D'autant qu'il fut souligné durant cette heure passée en sa compagnie, combien le dépeçage de texte, d'un œil froid et méthodique, était le grand ennemi de la poésie.

Voilà que tu t'allonges,
voilà que tu consens
et c'est au fond des bois grand trouble chez les bergeronnettes.
(...)
Les pieds dans le limon,
la tête dans la nue,
j'attends ton cygne.
Il tombera des étoiles.
J'ai le doigt prêt pour le sillage.

Anne-Marie Beeckman, L'Amante érectile,
poèmes sur des dessins de Diane de
Bournazel, Pierre Mainard, 53 pages, 22 €
 

lundi 12 février 2018

Les Bouquins du lundi

La riche collection " Bouquins " des éditions Robert  Laffont est très présente ces temps-ci à l'étal du libraire.
Les dernières nouveautés y sont présentes,
du Nouveau dictionnaire de la civilisation indienne sous coffret aux Voyages de Pierre Loti. Sans omettre les volumes respectivement consacrés aux Initiés, d'une part, et à Barcelone, de l'autre.
Actuellement, et dans la limite du stock disponible, est offert Les Découvreurs de Daniel Boorstin.
Ou La Guerre du feu, de J.H. Rosny. Pour l'achat de deux volumes de la collection, il va sans dire.




dimanche 11 février 2018

Samedi BD (28)

Minime extrait des conseils prodigués par Esilda
lors de vingt-huitième édition de SAMEDI BD,
l'apéritif en BD de la librairie A la Page :

Serge Lehman et Frederik Peeters,
L'Homme gribouillé, Delcourt, 328 pages, 30 €

Philippe Charlot, Winoc, Grand café Tortoni,
Grandangle, 112 pages, 19,90 €

Fabien Grolleau et Clément C. Fabre, Le Chantier,
Marabulles, 120 pages, 17,95 €


Zidrou-Springer, La Petite souriante,
Dupuis, 72 pages,14,50 €

 

vendredi 9 février 2018

Albert Einstein, célèbre et cachotier

Marie Benedict, Madame Einstein, traduit de
l'anglais (Etats-Unis) par Valérie Bourgeois,
Presses de la Cité, 332 pages, 20,50 €
" Eh bien, je ne m'étonne plus de cette réflexion que M. Einstein a eue vous concernant : " Ma femme m'est indispensable pour beaucoup de choses, y compris mon travail. C'est elle la mathématicienne de la famille. "
Elle, c'est-à-dire, Madame Einstein (1875-1948), Mileva Einstein, Mileva Marić de son nom de jeune fille, la première épouse d'Albert (1879-1955). C'est qu'il existe un débat, apparemment difficile à trancher, concernant l'apport de Madame Einstein aux activités scientifiques de son mari, qu'elle rencontra à Zürich, où elle étudiait la physique et les mathématiques. Elle était âgée de vint-et-un ans.
Quel fut son rôle exact dans l'élaboration de la théorie de la relativité, et cette femme aussi attachante que brillante ne fut-elle pas placardisée par son illustre époux, dont elle favorisa la carrière ? Tel est le thème du roman de Marie Benedict.
Sa célébrité valut à Albert, justifiés ou non, de nombreux honneurs. Comme ces lettres que lui adressaient les enfants et dont a paru un florilège. Ici, celle de Michael, de Elins Park, en Pennsylvanie, le 18 mars 1953 :

Cher docteur Einstein,
J'aimerais vous souhaiter un  très joyeux anniversaire. Notre classe travaille sur l'univers et cela m'intéresse beaucoup. Votre théorie sur la courbure de la lumière m'intéresse beaucoup. On a pris une bouteille d'eau, on a mis un bâton dedans et on a vu que la lumière le courbait. Si jamais vous avez un peu de temps (ce qui m'étonnerait), pourriez-vous s'il vous plaît m'envoyer des renseignements ? Quand je serai grand, je voudrais être savant.
Sincères salutations
Michael

Cher professeur Einstein, testes réunis
et présentés par Alice Calaprice,
traduits de l'anglais par Hélène Hinfray,
Payot, 140 pages, 15 €