mardi 28 mars 2017

Peindre l'espace et les notes

Brice Gruet, Peindre les jardins, Artlys, 72 pages, 12 €
Le printemps, n'est-ce pas la idéale pour peindre les jardins ? Ni trop chaud ni trop froid, ni écrasé par la lumière, le climat se fait complice. Les jardins eux-mêmes, leurs plantations, leurs allées, leurs couleurs savamment dosées, qu'ils soient de style anglais, italiens, chinois ou français ne sont-ils pas dessinés dans l'espace par des architectes-jardiniers ? Ici,
à travers les siècles, tout semble faire peinture, comme le raconte Brice Gruet dans un petit livre au format à l'italienne bourré de reproductions édéniques. Evidemment édéniques.
Nous écouterons Gilles Deleuze : " La musique commence là où finit la peinture ", bien que ce ne soient pas vraiment les sons eux-mêmes que les peintres se soient attachés à figurer. Peindre la musique, revient bien plutôt à représenter les musiciens, leurs instruments, leurs partitions, l'atmosphère que crée le grand orchestre ou le petit ensemble de chambre. Jusqu'à la polyphonie visuelle.
Les deux livres se présentent dans un élégant format 17,5x12,5.
Cécile Berly et Jean-Jacques Charles, Peindre la musique,
Artlys, 72 pages, 12 €

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