mardi 22 janvier 2019

Choisir ses passions

Un jeune Américain a calculé que le temps moyen passé par ses compatriotes sur les réseaux sociaux était équivalent à 417 heures de lecture.
Dans un texte publié le 6 janvier, Charles Chu se livre, en effet, à un calcul mathématique très simple démontrant que le temps passé sur les réseaux sociaux empêche de lire des livres.
Le librairie n'a aucun mal à le croire.
Devenu un gros lecteur depuis quatre ans, Charles Chu assure avoir lu 400 livres durant cette période.
Il ajoute, ce dont le libraire ne doutait pas davantage, que cette passion a changé sa vie.
                                                            
                                                              (Source : Livres Hebdo, 10 janvier 2019)

 

mercredi 16 janvier 2019

" Miracle" : une lecture musicale en librairie

Zoom sur la lecture musicale « Miracle »  
qui se tiendra samedi 26 janvier 2019 à 15h 30 

L'entrée est gratuite, ouverte à tous !

« Miracle » est un voyage dans l’univers littéraire et musical de Cécile Beauvoir et Malik Adda.
A la lecture des textes de Cécile Beauvoir répondent les rythmes hypnotiques des percussions de Malik Adda, au udu (instrument traditionnel, en terre, d’origine nigériane) et au hang (instrument contemporain, issu de l’assemblage de deux dômes métalliques, aux sonorités douces et envoûtantes).


Du lien étroit ainsi créé entre le rythme des textes et celui des percussions naissent des atmosphères tout en nuances invitant au rêve et au voyage.

Malik Adda est un musicien percussionniste. Il accompagne, à ses débuts, des musiciens tels que Michel Petrucciani, Tony Bonfils, Daniel Huck, Lionel et Stéphane Belmondo, lors de diverses jam-sessions, et travaille ensuite au sein de plusieurs groupes, allant du reggae à la chanson française, en passant par le jazz-rock, la salsa, l’afro-jazz, ou le flamenco-jazz. Tout en développant sa pratique des percussions digitales et mêlant toutes ses influences musicales, il travaille à la création de spectacles et contes pour enfants, parallèlement à son activité d’enseignant et d’intervenant musical. Sa collaboration avec divers artistes, en France et à l’étranger, autour des danses et musiques de Méditerranée l’amène à approfondir sa connaissance des percussions propres à cette culture (tambours sur cadre, etc…).
Récemment, il propose un répertoire alliant musiques traditionnelles populaires d’ici et d’ailleurs et musiques improvisées, regroupant plusieurs artistes –musiciens, danseurs, jongleurs – au sein du collectif Motawosset.




Cécile Beauvoir est écrivain. Elle a publié des récits et recueils de nouvelles aux Editions de Minuit (Envie d’amour, 2002), Arléa (Louise Lullin, 2003, Le chemisier, 2004, Avec toi, 2005) et Le temps qu’il fait (Pieds nus dans le jardin, 2007 et Ce vieil air de blues, 2011).

Jean-Claude Lebrun, dans L’Humanité : « Un rapport aux êtres et aux choses(...) fait d’impressions, de sensations, de notations minuscules. L’on est ici sans cesse frappé par la densité de l’univers que restitue Cécile Beauvoir. Par le fourmillement des détails, tous chargés de sens, qui depuis toujours paraissent avoir transfiguré et poétisé chaque instant d’une existence ordinaire. Comme une capacité à mettre partout de la beauté, et rendre ainsi le périssable inoubliable, l’inscrire dans l’ordre de la permanence. »

Josyane Savigneau, dans Le Monde : « Un objet, une sensation, une odeur, pour évoquer en quelques mots une absence, un désir, une histoire dont on ne connaîtra pas les péripéties, mais seulement les traces. »

Jean-Baptiste Harang, dans Libération : « On hésite à citer la moindre phrase. On décide de ne rien citer. Comment dire une musique en quelques notes déliées. Ici tout sonne juste et simple.»

lundi 14 janvier 2019

Connaissez-vous Aldo Leopold ?

S'il est un écrivain de la nature à lire en ce mois de janvier (et après), c'est bien Aldo Leopold. Cet Américain, né en 1887 et mort en 1948, était d'abord un amoureux de la nature. C'est pour cette raison  qu'il devint, par voie de conséquence, un philosophe de la terre, des montagnes, des forêts et des cours d'eau, ainsi que des animaux.
De son livre le plus populaire -- Un almanach du comté des sables --, certains chapitres viennent d'être retraduits (pour un prix à peine inférieur à l'ensemble du livre publié chez GF). C'est un mélange de poésie, d'observation et de science.  Une grande fraîcheur le dispute à l''intelligence chez un auteur qui ne craint pas les remarques embarrassantes. Comme celle-ci :
" Il semblerait  que les niveaux rudimentaires des loisirs de plein air épuisent les ressources naturelles ; les stades plus élevés, du moins jusqu'à un certain point, créent leur propre satisfaction en n'usant pas, ou guère, la terre ou la faune et la flore. C'est l'expansion des transports, sans extension analogue de la perception, qui menace d'entraîner une faillite qualitative du processus récréatif. Développer les loisirs de plein air consiste, non à construire des routes dans une riante campagne, mais à faire fleurir la réceptivité dans un esprit humain encore un peu aride."
Plutôt joli, non ?



>> Aldo Leopold, L'Ethique de la terre, suivi de Penser comme une montagne, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Aline Weil, Payot Rivages, 142 pages, 7,50 €
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jeudi 27 décembre 2018

Des cadeaux à la pelle


Dans Livres Hebdo, on peut relever les statistiques suivantes : 

" Le livre est toujours un objet chéri pour les Fêtes. Selon l'étude CSA pour Franfinance (Société Générale), 40% des Français pensent offrir un livre, soit un peu moins que de l'argent (41%) et des jouets (50%). Le livre est un choix préféré aux parfums, à l'alcool ou aux cosmétiques. 
L'échantillon de 1008 personnes ne concernant que des personnes majeures représentatives de la population française, il est logique de voir disparaître les jouets de la liste des cadeaux que les Français pensent recevoir. 29% des personnes interrogées pensent recevoir un livre, c'est d'ailleurs le bien qui attire le plus de suffrages dans cette catégorie, devant les vêtements, les parfums et l'argent.
(...) 46% des Françaises et 47% des plus de 65 ans envisagent d'offrir un livre à leurs proches. Le livre rencontre également beaucoup de succès en région parisienne puisque 30% de ses habitants pensent offrir ET recevoir un livre. "

A Vichy, raconte le libraire, 100% des habitants pensent offrir et recevoir un livre.  
Au moins un livre.

mardi 11 décembre 2018

Connaissez-vous Marcellin Desboutin ?

Oui ? Non ? Quoi qu'il en soit, ne manquez sous aucun prétexte la venue de Maud Leyoudec, conservatrice du musée Anne de Beaujeu à Moulins.
Nous arpenterons en son compagnie la vie et l'œuvre d'un artiste bourbonnais quelque peu oublié : le peintre-graveur Marcellin Desboutin, qui fait actuellement l'objet d'une exposition moulinoise.
C'est le catalogue de cette exposition que viendra présenter Maud Leyoudec, à 15 heures ce samedi 15 décembre 2018
Soyez nombreux à l'accueillir !

mardi 4 décembre 2018

La librairie vous appelle

La librairie vous appelle. 
La librairie et son équipe ont besoin de vos visites.
Il y aura, ce prochain samedi, 
la journée portes grandes ouvertes
 consacrée aux éditions Bleu autour 
Il y aura toutes les journées qui forment la semaine
et il y aura un nouveau rendez-vous passionnant.
Avec Maud Leyoudec, conservatrice
du musée Anne de Beaujeu de Moulins
qui viendra présenter la vie et l'œuvre
du peintre Marcellin Desboutin (1823-1902).
Nous serons alors le SAMEDI 15 DECEMBRE;
Oui, multipliez vos visites !

lundi 26 novembre 2018

Quand Jim Harrison fait bombance

Les végétariens et les végétaliens, plus encore, vont détester ce livre et en vouloir à Jim Harrison pour l'éternité (vers laquelle il s'est dirigé il y a deux ans). C'est que le gueuleton auquel il est fait allusion tout au long de ses 374 pages ne répond qu'à un " seul mot d'ordre : être modéré à l'excès." Et ce serment n'est trahi à aucun moment, sans épargner perdrix et antilopes, poissons d'eau douce aussi bien que canards sauvages et loups de mer. Pauvres animaux !
La verve de l'écrivain Jim Harrison se montre aussi dangereuse que ses coups de carabine ou les lancers de sa canne à pêche. Les bons mots, les formules assassines, sont décochés en rafale.
La francophilie et l'hispanophilie gargantuesques qu'il affiche ne sont pas seulement culinaires ou vineuses, pour reprendre l'une de ses expressions. Elle sont aussi littéraires -- par quoi elles atteignent le libraire au fond de son échoppe. Un homme qui place Antonio Machado au sommet des poètes ne saurait, d'ailleurs, être entièrement mauvais.
Mille anecdotes, mille réflexions bienvenues ponctuent son  livre, gourmand et bavard : " Je ne veux pas mourir comme tous ces écrivains grincheux et épuisés. Il est vraiment temps de plonger bille en tête vers l'avenir, cœur et menton tendus vers l'avant, les pieds lestés du vin nécessaire ", peut résumer sa morale joyeuse. 


>> Jim Harrison, Un sacré gueuleton. Manger, boire et vivre, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Brice Matthieussent, Flammarion, 374 pages, 21,50 €