lundi 27 août 2018

Différons la rentrée


          
Certes, certes ! Mais, allez, encore un petit pas de côté ! Le libraire a gardé sur sa table des lectures de vacances, c'est-à-dire buissonnières.
Comme celle-ci :
" Ils continuèrent donc leurs descente, et avant longtemps ils furent accueillis en la vallée par le vif torrent qui surgissait de la falaise. Ils guéèrent, et parvinrent à l'agréable pelouse à l'ombre des grands arbres. Entre les premiers troncs s'élevait une petite maison de torchis, au toit de chaume de roseau. Ce fut là, sur un geste du chevalier, qu'ils mirent pied à terre. "

Ainsi va l'histoire que conte William Morris (1834-1896), poète, conférencier, grand admirateur de l'âge médiéval (précédemment salué par le libraire) dans Le Lac aux îles enchantées. Nulle niaiserie dans ces personnages, Petite-Grive, la dame, le chevalier, les sorcières. Mais du Merveilleux du meilleur aloi. De la courtoisie, au sens vrai du terme. Des sentiments surannés.Une langue d'un autre Temps. Un bel oubli du nôtre.

William Morris; Le Lac aux îles enchantées, traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Francis Guévremont, Aux Forges de Vulcain, 400 pages, 20 €
 




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