vendredi 19 août 2016

La magie dans les villes

Frédéric Fiolot ,
La Magie dans les villes,
Quidam éditeur, 108 pages, 12 €
Un nouveau Plume est peut-être né.
Pas une plume (quoique...).
Un Plume, le personnage impondérable d'Henri Michaux. Ce nouveau Plume n'a pas de nom. 
Il s'appelle  " il " : " Il n'a jamais fait la guerre. Il est le survivant des guerres qu'il n'a pas faites. " ' Ces derniers temps, il manque un peu de consistance. Il traverse souvent les murs sans s'en rendre compte (...) ".
" Il aime bien les dimanches. Leur petit air de répit grignoté, de répit mal ajusté. Ils ont la mélancolie de tout ce qui n'en finit pas de finir. " " Il joue au rami avec son grand-père. On ne se parle pas. On pioche, on jette. Tout se passe au-dessus du tapis vert un peu collant. Il a mis du temps à faire tenir ses quatorze cartes en éventail dans une seule main. "
Sa vie n'a rien de moral ni d'immoral. Mais son rapport au monde est lunaire. Si lunaire veut toutefois dire une certaine absence au monde quotidien qui s'avère être une présence sur un tout autre plan.
Il a choisi de rencontrer la magie dans les villes ; mais c'eût pu être dans un autre pays, un autre royaume, une autre sphère. Chez les Papous. Ou chez les anges.
C'eût pu être ailleurs. Ailleurs est peut-être le mot clé. Pas le dernier mot, car " Rien de devrait finir. Tout ce qui finit l'attriste. C'est aussi simple que cela. Les livres ne devraient pas pouvoir se refermer, ni les contes prendre fin. "
Ayez hâte de le rencontrer. On ne se fait tous les jours de nouveaux amis, même en temps de rentrée littéraire.

Henri Michaux, Plume
précédé de Lointain intérieur,
Poésie Gallimard, 224 pages,
8,80 €
 

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