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mardi 23 février 2016

Christiane Veschambre

Christiane Veschambre,
Versailles Chantiers, photographies
de Juliette Agnel, éditions 
Isabelle Sauvage, 18 €
... qui viendra ce samedi à la librairie lire des pages de Charles-Louis Philippe est elle-même écrivain et poète. Elle vit à Paris et dans la Combraille bourbonnaise.
J’écris, dit elle, à partir de l’expérience intérieure. Je cherche la langue qui pourrait la suivre, la précéder, la transformer.
Mes livres sont de poésie, de narration, de pensée. Ils n'ont pas de "genre".

Le libraire aime cela. Tout particulièrement.
Le premier livre de Christiane Veschambre fut publié aux éditions des Femmes en 1979. Puis s'enchaînèrent, notamment :
Les Mots pauvres, Cheyne éditeur, 1996 ;  La Griffe et les rubans, éditions Le préau des collines, 2002 ; Haut jardin (photographies de Jacques Le Scanff), éditions Le préau des collines, 2004 ; Robert & Joséphine, Cheyne éditeur, 2008, (Prix des explorateurs).
Et dernièrement : Versailles Chantiers (photographies de Juliette Agnel), éditions Isabelle Sauvage et Quelque chose approche (Les Arêtes éditions).
Un dossier est consacré à son œuvre dans le n° 6 de la revue
Le préau des collines, ainsi que dans le n° 25 de la revue Les Hommes sans épaules.
L'intérêt de Christiane Veschambre pour l'œuvre de Charles-Louis Philippe ne date pas d'aujourd'hui et c'est très spontanément qu'elle s'est proposée de lire les pages d'un autre.
Le libraire aime aussi cela. Tout particulièrement.
Christiane Veschambre
(Photo DR Régis Nardoux)

vendredi 19 février 2016

Lecture de Charles-Louis Philippe

Charles-Louis Philippe sur le site
des Amis de Charles-Louis Philippe
A la Page a le plaisir de vous inviter samedi 27 février, à 15h30, à la rencontre/lecture :
Charles Louis-Philippe lu par Christiane Veschambre
 
En attendant avec impatience l'éclairage personnel qu'apportera Christiane Veschambre sur Charles-Louis Philippe à l'occasion de cette lecture , voici Charles-Louis Philippe vu par Emille Guillaumin : 
 " Il savait les faire vivre et les faire agir, ces gens de petite ville de province, il les rendait sympathiques jusque dans leurs faiblesses, parce qu'il les imprégnait de toute la tendresse élue et pitoyable qui débordait de son cœur. Il l'avait connue  la misère des humbles, il en avait souffert pour son compte ;  il avait vu autour de lui tant d'autres souffrances. Alors lui, artiste et poète, s'était juré de leur faire une place dans les œuvres d'art, d'intéresser à leur vie monotone, à leurs sentiments simplistes le public blasé, même le beau monde des grandes villes. "
 
(Charles-Louis Philippe, mon ami, Grasset, 1942)
 
Christiane Veschambre
 
 
 
 
 

samedi 24 février 2018

L'art de la première page

Christiane Veschambre, Ecrire. Un caractère,
Isabelle Sauvage, 80 pages, 14 €
" Ecrire refuse d'aller au travail, de se mettre au travail. Il ne veut pas s'asseoir à son bureau, remplir ses heures, et boire un whisky sa journée faite. Ecrire voudrait ne rien foutre, que ce qu'il a envie de faire, quand il exige de le faire. On voit bien par là que c'est un enfant. Un petit anarchiste qui ne veut d'aucune contrainte -- que les siennes. Et c'est sa première contrainte : ne rien faire. Tant qu'il le peut,  celui qui abrite Ecrire (enfin, c'est plutôt qu'Ecrire s'est installé chez lui) contourne cette exigence première : il répond à d'urgentes tâches, se met à ranger, à nettoyer, ou il prépare de la nourriture, ou encore il répare.
Il ne sait pas qu'il obéit ainsi à Ecrire. Qui aime bien les gestes pratiques qui visent à ne pas lui ouvrir la porte, le repousser, le tenir à bonne distance et ce faisant préparent son accueil, dégagent l'espace de son attente.
Ecrire aime bien qu'on s'occupe. A certaines occupations. Ecrire invente son travail. "
Ainsi commence, et ne finit jamais, l'histoire d'Ecrire, personnage qui habite chez Christiane Veschambre depuis un certain temps et a tendance à y faire sa loi (ou sa non-loi, si l'on préfère) depuis pas mal d'années déjà. Mais le libraire est-il si bien informé ?
" Ecrire ne fréquente pas les biographes, qui croient parler de lui en racontant ce qu'ils appellent la vie d'un écrivain. On peut même dire qu'il déteste leur sottise méticuleuse, leurs pugnaces tentatives pour réduire en sujet de conversation celui, celle qui vécut l'irréductible avec lui, Ecrire. "
Christiane Veschambre, invitée d'À la Page, en compagnie du personnage Lire. Février 2016.

mercredi 28 décembre 2016

Bonnes fêtes à toutes et tous

La fin de l'année 2016 approche.
Qu'ils soient tous remerciés, dans le désordre :
les  jurés du Prix des Lecteurs A la Page
 
 
Georges-Emmanuel Schmitt qui passait par chez nous 
 
 
Gaëlle Josse venue nous offrir ses clartés
 
 
et Patrice Rötig sa séduction 
 
 
Marie-Hélène Lafon qui va revenir 
 
 
les jeunes jurés du Prix Goupil et Muriel Zürcher venue s'entretenir avec eux
 
 
le public attentif
 
 
 Fabienne Pouradier Duteil et les confiseries de chez Moinet
 
 
 Florence Pazzottu et la Semaine de la poésie
 
 
Christiane Veschambre effacée derrière Charles-Louis Philippe 
 
 
Hervé Morthon et Claire Petit et Sylvain Desplagnes au nom des autistes
 
 
celles dont nous n'avons pas les photos
Michèle Sternberg et Monique Léger-Blanquart
et, enfin,
Le Centre National du Livre
et
la Direction Régionale des Affaires Cultures d'Auvergne Rhône-Alpes
pour leur aide après cette vilaine inondation désormais derrière nous.
 
 
Et devant nous : les deux dévoreuses de livres
au visage caché sur le divan rouge.
Bonne fêtes à toutes et tous !
 

lundi 29 février 2016

En lisant Charles-Louis Philippe



Charles-Louis Philippe, Marie Donadieu,
Editions Ombres, 222 pages, 10,20 €
" Il sortirent, ils ne réfléchirent pas beaucoup
et s'arrêtèrent dans un café du boulevard Saint-Michel.
Il était imposant, avec trois étages, dont un sous-sol,
avec des chaises en cuir, avec des tables lourdes, en marbre épais, avec des vitraux, avec les plafonds conventionnels du Quartier Latin, où l'on a peint des étudiants qui lèvent la jambe autour d'une grisette, avec des lampes électriques,
avec des fumées qui se rejoignaient de table en table
et voyageaient au-dessus de la salle, par nappes, avec on ne savait quoi qui se gonflait autour de vous.
 
(Charles-Louis Philippe, Marie Donadieu)







                                          Et, samedi 27 février 2016...
 
 
                                                               Christiane Veschambre...
 
 
lut et interprèta Charles-Louis Philippe,
5, rue Sornin, à Vichy.